La population de chats est loin d’être en santé. C’est donc aussi pour eux que nous devons changer notre façon d’en prendre soin. En 2011, plus de 50 000 chats ont été euthanasiés, dû à l’incapacité des refuges de leur trouver un domicile. Par rapport aux chiens, deux fois plus de chats sont confiés à des refuges. Tandis que 30 % des chiens sont restitués à leurs propriétaires, seulement de 5 % des chats retournent dans leurs foyers. Par ailleurs, les chats sont fréquemment victimes de collisions avec des voitures. Plus de 1300 chats ont été tués dans les rues de Toronto en 2012!

Des estimations indiquent que la plupart de ces chats (jusqu’à 70%) sont autorisés à se déplacer librement à l’extérieur. Les chats allant à l’extérieur sont sujets à de nombreuses malchances : maladies (rage féline, cancer félin, ver du cœur…), collisions avec des véhicules, et combats avec d’autres animaux et d’autres chats. La Fédération canadienne des sociétés d’assistance aux animaux représente l’une des organisations qui demandent avec insistance aux propriétaires de garder leur chat à l’intérieur, sauf si le chat est surveillé, tenu en laisse ou dans un enclos.

Pour certaines personnes, due à leur nature indépendante, les chats ne sont ni domestiques ni sauvages. Toutefois, nous leur devons le même niveau de soin que celui donné aux chiens.

Laisser les chats en liberté n’est pas seulement risqué pour eux. Ce l’est également pour les oiseaux et pour nous. En effet, les oiseaux du Canada sont en difficulté. Certaines espèces connaissent un déclin allant jusqu’à 90%. Le nombre d’espèces d’oiseaux en péril a augmenté de 47 à 86 espèces entre 2001 et 2014. Parmi les causes de ce déclin, on retrouve la perte d’habitat et les changements climatiques. Toutefois, un nombre important de mortalités d’oiseaux est dû aux activités humaines. LSelon une recherche menée par Environnement et Changement climatique Canada, outre les répercussions du changement climatique et de la perte d’habitat, de 130 à 433 millions d’oiseaux meurent chaque année en raison de l’activité humaine. Bien qu’il est extrêmement difficile de dénombrer les décès d’oiseaux causés par les chats domestiques et sauvages — la taille de la population de chats sauvages étant inconnue — on estime qu’ils sont responsables de 75 % de ces décès. Et pour en savoir plus sur les autres activités humaines qui peuvent être dangereuses pour les oiseaux, telles que les collisions contre les fenêtres, les véhicules, les lignes à haute tension et les tours de communication, cliquez ici.

Pour le bien des chats, des oiseaux et de la nature, sans oublier notre propre bien-être, nous devons changer notre façon de prendre soin de nos chats.