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L’évolution de la domestication – deuxième partie

L’évolution de la domestication – deuxième partie

Un article récemment paru sur le site Popular Science (« Why the Heck Do We Have Animals in our Houses?», écrit par Grennan Milliken) parlait de l’évolution de la domestication des animaux, ainsi que des différences entre les termes « apprivoiser » et « domestiquer ». En gros, la différence est biologique : les animaux apprivoisés sont entraînés pour agir en dehors de leurs normes sauvages, mais les animaux domestiqués ont vu leur évolution altérée pour convenir aux besoins des humains.

Jean-Denis Vigne, directeur de la recherche au Centre National de la recherche scientifique (France), est cité comme décrivant la transformation de sauvage à domestique comme étant « une interaction écologique particulièrement forte entre l’homme et l’espèce, renforcée par la suite par l’intention humaine ».

Milliken traduit cela de cette manière : « Cela signifie que les humains et les animaux se croisaient souvent et construisaient de manière symbiotique des moyens de subsistance les uns autour des autres — comme le font souvent de nombreuses espèces dans la nature. À un moment donné au cours de ces relations, les humains ont compris les avantages de la présence de ces créatures et ont joué un rôle actif pour les y maintenir. Ainsi, les engrenages géants de la domestication ont commencé à tourner. »

« Les engrenages géants de la domestication » s’applique non seulement au sujet domestiqué, mais il s’applique également au domesticateur. D’une certaine manière. Il n’y a aucune preuve que la domestication des chiens et des chats a affecté un changement génétique chez l’humain, mais notre relation avec nos animaux a certainement évolué.

Il y a longtemps, les chiens nous servaient de gardiens et d’assistants pour les chasseurs, tandis que les chats servaient principalement pour le contrôle des rongeurs. Nous ne les nourrissions pas nécessairement chaque jour et nous ne les amenions pas régulièrement chez le vétérinaire pour une visite de suivi.

Aujourd’hui, la plupart des animaux de compagnie sont traités comme des membres à part entière de la famille. Nous avons évolué (mais pas dans sens de l’évolution !) à un point où nous comprenons qu’en gardant des animaux, leur sécurité et leur bien-être sont de notre responsabilité.

Du moins, la plupart d’entre nous. 72 % des Canadiens gardent leurs chats en sécurité, mais cela signifie également que 28 % d’entre nous ne le font pas (en anglais). Cela veut dire que des millions de chats sont inutilement exposés aux dangers des voitures, maladies, combats, toxines et parasites.

Ils ont évolué pour nos besoins — il est temps que nous évoluions pour leurs besoins. Aidez-nous à atteindre ces cibles en agissant.